De l'autre côté du rideau

 À Djennie, de ton oncle qui veille en silence.


Un rideau nous sépare, mais ton cœur m’appelle,

Comme une étoile captive au fond d’un ciel cruel.

J’entends ta voix muette, ton regard en écho,

Et je tends mes silences comme on tend un flambeau.


Je t’ai vue dans mes rêves, pieds nus dans l’ombre grise,

Cherchant vers la lumière un souffle, une surprise.

Tu ne parlais pas… mais ta main, dans la mienne,

Avait cette prière douce et souterraine.


Le monde autour de toi murmure des barrières,

Mais mon amour pour toi défie toute frontière.

Ils peuvent me haïr, m’ignorer, m’effacer —

Rien n’efface un lien que le ciel a tracé.


Tu es cette étincelle que nul ne peut cacher,

Une rose en hiver que j’ai juré d’aimer.

Et même s'ils oublient mon prénom,

Toi, tu connais mon âme… tu lis entre les noms.


Quand tu serreras fort la plume que je t’offre,

Sache que c’est mon cœur, et tout ce qu’il t’offre.

Et si un jour encore tu entends dans le vent

Mon nom sans ma voix… c’est que je t’aime… en attendant.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Power family 1/ The Jacksons (suite)

Power family 1/ The Jacksons (suite)

Lélia et le voyageur